Description
J’ai le désir d’un poème oppressé de branches et de fleurs, plus prompt, plus brutal que la longue percée d’un cri d’oiseau
Je voudrais aller jusqu’au bout du blanc qui étouffe mon cerisier et que cela court en moi avec le furieux plaisir des eaux délivrées, que le gazon se taise que je marche sur lui sans briser sa tendre patience, respirer l’éternité toute petite qui dort dans l’air des narcisses, dans la peur mouillée des tulipes
Etre enfin le printemps de la tête aux pieds et que les miroirs se brisent
André Sodenhamp.





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