Description
« Cela sentait comme une fleur, comme une jeune fille, comme peut sentir la chambre ou plutôt le tombeau, le sarcophage d’une toute jeune fille que l’on y aurait conservée intacte quoique prête à tomber en poussière au moindre souffle. C’est ainsi que Claude Simon évoque sa tante paternelle, Artémise Simon dite « »Tante Mie » » dont il fait le personnage principal de L’Herbe, « »Marie ,extraordinaire d’abnégation et de générosité » », et dont l’histoire nourrit plusieurs de ses livres. Le meilleur portrait de Tante Mie, Claude Simon sait que ce sont les carnets de compte de la vieille dame, qu’il a conservés, insérés dans ses textes. Les Carnets de Tante Mie, qui restituent les gestes de la vie minuscule jour après jour, donnent un éclairage puissant sur la création littéraire : le compte des dépenses et les comptes du temps, se révèlent être le seul « »journal intime » » possible pour la modestie d’Artémise. Il faut lire minutieusement la minutie des Carnets de Tante Mie. »





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