Description
« Les moukhabarâts dAssad nous ont fait remonter à la surface. Cétait la première fois que je voyais la lumière depuis 37 jours, depuis mon arrivée à la prison dAl-Khatib. On nous a rassemblés dans une cour cernée de barbelés. Un officier a entamé un discours : Dans un geste généreux, monsieur le président vous a amnistiés. Vous devez maintenant vous éloigner des mauvaises actions, être dhonnêtes citoyens, renoncer aux manifestations et au complot occidental. Je me cachais les yeux, complètement ébloui. Je découvrais des taches blanches sur ma peau. Un bus nous a emmenés non loin du carré sécuritaire, dans un quartier que je connaissais bien pour y avoir fait des chantiers avec mon oncle. Chacun est parti dans une direction. Noublie pas ceux qui sont restés ! ma crié un vieil homme de lautre côté de la rue. » Majd a 23 ans lorsquil participe aux premières manifestations contre la dictature de Bachar al-Assad. Mais les aspirations démocratiques du peuple syrien se heurtent vite à la violence inouïe du régime. À sa sortie de détention, à lautomne 2011, il sengage dans les aides médicales puis crée des centres pour les enfants de sa Ghouta natale qui, délivrée par les forces révolutionnaires, subit un terrible siège : bombardements, malnutrition, situation médicale dramatique, commerce de guerre, attaque chimique Pourtant, la société civile, militants, médecins, enseignants, citoyens journalistes, continue à assurer de son mieux la permanence de la vie. Majd Al Dik, 27 ans, est aujourdhui réfugié politique en France. Traductrice de larabe vers le français, Nathalie Bontemps a vécu huit ans en Syrie.





Reviews
There are no reviews yet.