Description
Même en labsence dun Rassemblement National à hauteur de 40% des votes exprimés, la France est capable de produire un président de la République et des hauts fonctionnaires qui parlent ouvertement en Conseil des ministres ou en réunion dun « problème maghrébin », dun « problème noir » et envisagent dexpulser de force un demi-million détrangers au nom de supposées différences culturelles. Cela ne se passe pas dans un mauvais roman dystopique ou dans une bande-dessinée simaginant la prise de pouvoir de Marine Le Pen. Cela se passe dans la France de la fin des Trente Glorieuses et à un moment où un président soi-disant libéral et moderne – Valéry Giscard dEstaing – a été élu, et où un mouvement social fort et structuré sapprête à porter le bloc de gauche au profusion de discours racistes dans la société ne dépend donc pas uniquement de la dynamique électorale des partis politiques ou de laudience grandissante de lextrême-droite depuis les années 1980. Quelque chose de plus profond se joue au sein du champ du pouvoir et de lEtat français depuis plus de 50 ans. De l’indépendance algérienne à l’accession au pouvoir de François Mitterrand, cet ouvrage revient sur une séquence historique fondamentale pour comprendre l’actualité des débats publics autour de l’immigration. Pour ce faire, il analyse le rôle de ces hauts fonctionnaires qui n’ont pas nécessairement à » croiser » des travailleurs étrangers pour prescrire un cadre législatif, refuser le financement de logements sociaux, signer des accords de circulation avec des pays d’émigration, ou même couper au montage une émission télévisée sur le racisme pouvant potentiellement » choquer « , selon eux, un public français.





Reviews
There are no reviews yet.