Description
Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas à lidentique de ce quil a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux. Cest que lœuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956), marxiste et antifasciste, fournit de fortes et discutables hypothèses pour intervenir dans la situation présente. Cétait ce quil souhaitait : être utile. À partir dœuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Lidell, Maguy Marin), il sagit, alors, de se demander, avec lui, comment traverser et transformer ces « sombres temps ». Sa contribution est importante : Brecht fournit des outils précieux (« distanciation », « gestus », « réalisme »), ses polémiques contre dautres « théâtres politiques » peuvent encore orienter, et il expose de façon suggestive léquation difficile dun art populaire et combatif, au service du plus grand nombre. Le relire et le redécouvrir, à contretemps, amène, dès lors, à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes. Et à reconsidérer la fonction sociale quil occupe : à quoi et à qui doit-il servir ? Pour quelle société ? Avec cet ouvrage, Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, en loccurrence, la politique est communiste et elle requiert pour ce faire de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la « destruction de lordre existant ».





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