Description
La poésie pour retrouver lémotion qui nous a traversés la première fois que nous avons écouté telle strophe
Dans le recueil de poèmes La petite ouvrière métisse, Sandrine-Malika Charlemagne rend hommage aux femmes qui occupent un rôle essentiel dans les sociétés, mais qui sont souvent les premières victimes de guerres, de crimes, de viols ou de dogmes. Elle exhorte ses soeurs à revendiquer leurs droits, à acquérir la force dune déesse mythique. Son chant damour pour le féminin prend parfois une dimension sensuelle et sassocie à la célébration dun orient imaginé et rêvé.
Emprunts de lyrisme antique, ses vers convoquent des figures mythologiques comme les Alséides, les Héliades, les Ménades… Louvrage présente également des aspects militants :lauteure célèbre ses origines rurales ; loue le courage de ses frères écroués par la misère tandis quelle blâme la tyrannie sous toutes ses formes.
Le recueil se compose de strophes en vers et se termine par un portrait en prose. La poésie de Sandrine-Malika Charlemagne est fondée sur le chant de la parole incantatoire où se mêle mystique et impressions profanes. Librement inspiré des ghazals orientaux, louvrage est souvent parcouru danaphores aux allures de refrains venant rythmer et teinter les poèmes de sonorités musicales.
Extrait 1 :
« Moi jouvre grand la bouche
Attendant quon vienne la recouvrir de feuilles deucalyptus
Moi qui voudrais marracher la peau pour en revêtir une nouvelle
Moi qui voudrais me terrer dans le sable brûlant du désert
Où lon guérit dit-on de ses maladies
Moi qui voudrais pour léternité que quelquun baise et sèche
mes larmes
Moi qui voudrais connaître les noms de tous les parfums de
lOrient »
Extrait 2 :
« Femmes… de toutes origines…
Sortez vos miroirs de poche
Maquillez vos lèvres de rouge
Ici devant lentrée dun commerce
Ou là sous le dôme ocre dune mosquée
Lancez-vous dans la lumière sortie de son écrin
Jetez vos bijoux sur le front des hommes
Offrez au vent la cambrure de vos reins
La mer a faim de vous, plongez-y nues
Ne rasez les murs daucune cité
Tant que votre beauté ny sera célébrée »
Extrait 3 :
« Aime-moi, ô lumière blanche dAlgérie
Aime-moi et brûle mon front, mes lèvres, ma gorge
Mes seins, mon ventre, mon sexe, brûle-moi
Je veux connaître les germes de cette terre »





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