Description
Le plus obstinément combatif des livres de Natalia Ginzburg son troisième et dernier recueil décrits de non- fiction (après Les petites vertus et Ne me demande jamais) il est paru en 1974 en Italie et resté inédit en français jusquaujourd’hui. Le texte qui clôt le volume, un mémorable exercice dautobiographie, lui donne son titre : Vie imaginaire qui tout de suite, de ce côté des Alpes, nous fait penser à Marcel Schwob que Ginzburg avait certainement lu. Mais ce titre, si pensif et nuancé, est aussi un titre à interpréter à lenvers : car, en effet, dans chacun des trente textes réunis dans ce volume par Natalia Ginzburg elle-même, lautrice intervient avec la péremption hésitante qui rend sa voix unique, sur la vraie vie quotidienne dun présent daté dil y a tout juste un demi-siècle et qui retentit terriblement encore de nos jours. Devant des débats différemment complexes et semblables mêmes questions, diverses options et points de vue on se demande : quest-ce que sa prise de parole et son regard sur la société dil y a 50 ans en disent sur la nôtre daujourdhui ? Cest effrayant par moments, dérangeant souvent, intéressant toujours. Natalia Ginzburg raconte son Moravia, sa Morante, son Pavesedit ce qui signifie pour elle le mot liberté et la ville de Rome prend position, exprime et explique ses choix moraux, devant des dilemmes politiques tragiques qui simposent à chacun de nous.





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